![]() |
|
D'Ernesto
Djédjé à Magic Systèm en passant par Les Garagistes,
Aïcha Koné, Antoinette Konan, Woya, Meiway, Mahawa Traoré
les Go…, le concept de la musique Ivoirienne c'est toujours distingué
par l'originalité des pas de danse et la pertinence des messages
véhiculés. Des spécificités qui ont de la
Côte d'Ivoire, d'Abidjan singulièrement, la vitrine musicale
de l'Afrique de l'Ouest et le carrefour incontournable du Show biz continental.
En
vérité, la musique Ivoirienne est aujourd'hui une réalité
incontournable en Afrique. Et ce malgré la crise socio politique
qui secoue ce pays depuis le 19 septembre 2002. Au début des années
60, la musique ivoirienne n'était pourtant que le cliché
des autres musiques notamment française. C'est pourquoi au début
des années 70, on a assisté à un flux massif des
artistes africains en Cote d'Ivoire, une passerelle vers le show biz international.
Cette situation s'explique non seulement par la précarité
de la "musique ivoirienne", moins agressive, mais aussi par
l'existence des structures de production adaptée au besoin des
artistes. La force de ce concept repose surtout sur la créativité des jeunes qui ont plusieurs opportunités de mesurer leur talent. Une jeunesse qui n'hésite pas à aller puiser aux sources traditionnelles pour s'ouvrir des brèches originales vers la scène musicale nationale et internationale. Une audace qui est la base des rythmes à succès comme le Ziglibiti, le Zouglou, le Zogoda et, depuis quelques temps, le Mapuka. Des
rythmes qui s'inspirent surtout de l'environnement, des aspirations et
frustrations de ces jeunes artistes. Qui est ce jeune qui n'a pas une
fois vécu l'histoire du "Premier Gaou"? D'où également
toute la pertinence des messages qui accrochent sans jamais donner envie
de décrocher pour s'évader vers d'autres plages musicales.
|